MERCREDI 9 FEVRIER 2015

Hervé Gaymard annonce « une réforme ambitieuse et équilibrée de la loi Galland » à l’été

« Une réforme ambitieuse et équilibrée de la loi Galland au plus tard à l’été 2015 ». Tel est le message qu’a fait passer Hervé Gaymard, ministre de l’Economie, lors d’une conférence de presse le 8 février. Il souhaite renforcer la concurrence au profit du consommateur et de son pouvoir d’achat. Cette réforme s’inscrit dans le cadre d’un projet de loi sur l’entreprise et se réalisera « conjointement avec Christian Jacob », ministre du commerce et des PME. Cette volonté s’inscrit dans une série de mesures regroupées sous l’intitulé « emploi, confiance et croissance ».


MARDI 8 FEVRIER 2014

Dominique Bussereau en Picardie  : le  formulaire DPU retardé de trois mois et l'assurance-récolte financée

Dominique Bussereau a tenu le 7 février son premier cabinet ministériel en dehors de la capitale, "à l'écoute des professionnels", en Picardie. Après avoir rencontré des producteurs de céréales, betteraves, pommes de terre et légumes, il a annoncé que l'envoi du formulaire destiné aux agriculteurs pour les droits à paiement unique sera retardé de trois mois afin de simplifier le dispositif et le rendre plus juste. Il a annoncé également que pour la mise en place du système d'assurance_récolte , l'État prendra en charge les cotisations d'assurance à hauteur de 35%, taux qui sera porté à 40% pour les jeunes agriculteurs. Après sa visite de l'usine d'éthanol de Tereos, il a déclaré que les projets éthanoliers du groupe figurent "parmi les meilleurs" ayant une «chance que leurs dossiers soient retenus».

LUNDI 7 FEVRIER 2012

Les États Unis devraient annoncer des réductions de subventions agricoles

Selon le New York Times, le projet de budget 2012 que le président américain George W. Bush doit présenter ce 7 février comportera de fortes réductions sur les subventions agricoles. Selon des responsables du département de l’Agriculture, le projet réduira de 5 %, soit de 587 millions de dollars, les subventions aux agriculteurs pour l’année fiscale 2006 et permettra d’économiser 5,7 milliards de dollars sur dix ans. Les gros producteurs de coton et de riz sont les principaux bénéficiaires des subventions gouvernementales, suivis par ceux de blé, de maïs et soja. Les coupes proposées dans les subventions devraient aider à réduire le déficit du budget fédéral et à injecter un élan libéral au secteur agricole. Aux termes de ce projet, les agriculteurs ne pourront recevoir chacun plus de 250 000 dollars d’aide fédérale, contre 360 000 actuellement. Selon le quotidien, en raison de lacunes dans le système, ces aides pouvaient cependant dépasser le million de dollars.

Réforme de la Pac : « des aménagements à Bruxelles sont possibles ! » selon J.M.-Lemétayer
« L’arrivée de D. Bussereau est une opportunité pour demander des aménagements à Bruxelles, » déclare Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA dans une interview parue dans Agra Presse de ce 7 février. À moins de deux mois du congrès électif de la FNSEA au Mans (22 au 24 mars), Jean-Michel Lemétayer confirme qu’il est candidat à sa succession et enfonce le clou sur la mise en application de la réforme de la Pac. « Je monte aujourd’hui au créneau. Les DPU (droits à paiement unique) doivent aller à ceux qui produisent », explique le président de la FNSEA qui conteste avoir voulu changer de période de référence pour ces droits : « L’ambition est de faire en sorte qu’un agriculteur présent en 2005 et toujours agriculteur en 2006, puisse retrouver en 2006 sa référence de 2005 diminuée de la modulation et d’un éventuel prélèvement sur la réserve ». Il appelle les conseillers des chambres d’agriculture, des coopératives ou centres de gestion à « un peu de patience » dans l’information sur la Pac à destination des agriculteurs.


VENDREDI 4 FEVRIER 2005

Élections MSA : record de participation à 50,48 %

«C’est un succès pour le monde agricole et rural» a déclaré jeudi 3 février Jeannette Gros, la présidente de la Mutualité sociale agricole (MSA). Avec 50,48 % de participation, la MSA, qui organisait pour la première fois ses propres élections, a créé un véritable record, contre 35,96 % en 1999. Le premier collège (exploitants) a voté à près de 59,20 % contre 43,93 % il y a 6 ans. Le deuxième collège (salariés agricoles) s’est mobilisé à 39,19 % cette année, contre 24,68 % auparavant. Les employeurs (troisième collège) ont quant à eux voté à 55,28 %, contre 41,9 % en 1999. Jeannette Gros s’est félicitée de ces résultats, tout en condamnant les anomalies de scrutin qui ont perturbé l’élection dans plusieurs cantons.  «Très déçue par ces pratiques intolérables», elle a affirmé qu’elle irait jusqu’au bout «pour condamner ces fraudes».



JEUDI 3 FEVRIER 2005

Biocarburants : le plan Raffarin prévoit 480 000 tonnes pour le diester et 320 000 pour le bioéthanol

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé le 2 février les quantités de biocarburant qui seraient agréées pour atteindre 800 000 tonnes de biocarburants d’ici 2007 en France : 480 000 tonnes pour la filière ester et 32 000 t pour la filière éthanol. La France a produit 387 500 tonnes d’ester d’huile (de colza principalement) et 100 000 tonnes d’éthanol de blé et surtout de betteraves en 2004. Quelques heures plus tard, le ministre de l’Agriculture indiquait dans un communiqué que « cela constitue une première étape ». L’État lancera une seconde étape après 2007 pour se conformer à l’objectif d’incorporation de 5,75 % de biocarburants dans les moteurs en 2010. Il indiquait aussi que, dès 2005, le bioéthanol bénéficiera du doublement des agréments actuels, avec 100 000 tonnes supplémentaires tandis que le diester bénéficiera de 30 000 tonnes d’agrément en plus.

MERCREDI 2 FEVRIER

OGM : « on ne peut pas couvrir le risque » estiment les assureurs

« Les OGM sont un domaine où l’incertitude technique est énorme, où les conséquences ne sont pas mesurables et où l’environnement juridique n’est pas adapté ; non, on ne peut pas couvrir les risques (alimentaires et environnementaux, NDLR), » a déclaré Claude Delpoux, directeur des assurances de biens de responsabilités à la Fédération française des sociétés d’assurance, le 1er février. Il s’exprimait devant la mission d’information parlementaire sur les OGM. Guillaume Rosenwald, directeur des marchés à la FFSA précise qu’actuellement aucune expérience d’assurance OGM n’existe dans le monde. Il apparaît cependant une demande sur le risque de dissémination, poursuit Guillaume Rosenwald, de la part des agriculteurs voulant avoir une production indemne de contamination ou encore de la part de ceux qui cultivent des OGM et souhaitent connaître les limites de leur responsabilité. « Aujourd’hui, on ne sait absolument pas où s’arrête cette responsabilité » conclut-il.


MARDI 1 er FEVRIER

Vins : des aides en priorité aux entreprises en difficulté

Les aides présentées par Dominique Bussereau le 31 janvier iront en priorité aux exploitations en difficulté. Tout d’abord 3 Millions d’euros en 2005 au titre d’Agridiff (agriculteurs en difficulté) et du Fonds d’allègement des charges, auxquels s’ajoutent 8,5 MEuros en aides exceptionnelles de trésorerie (en priorité pour les jeunes agriculteurs). Une autre «enveloppe exceptionnelle de 40 millions de prêts de consolidation» permettra d’étaler à coût réduit (sur 5 ans) les échéances bancaires. Les coopératives bénéficieront de 15 MEuros de prêts de consolidation (restructuration des dettes). Quelque «500 aides au départ en préretraite», à hauteur de 2,75 MEuros/an sur 5 ans, sont encore prévues. Enfin, le ministre a promis 3,5 MEuros en 2005 (5 millions en 2004) «pour stimuler les ventes des vins français à l’étranger». En revanche, l’indemnité européenne de distillation ne bénéficiera pas d’un complément national. Aussi, Dominique Bussereau s’est engagé à demander à la Commission l’ouverture d’une «distillation de crise à prix majoré» pour les vins AOC (2 Mhl environ à distiller) afin d’améliorer l’indemnité prévue (1,914 euro le degré/hl). Chaque bassin de production doit à présent évaluer ses besoins en terme d’arrachage définitif et des volumes à distiller. Un nouveau point est prévu le 31 mars entre le ministre et la filière.

LUNDI 31 JANVIER 2005

D.
Bussereau doit annoncer le plan viticole ce lundi 31 janvier
C’est aujourd’hui dans la matinée que Dominique Bussereau, ministre de l’Agriculture, doit annoncer un plan de soutien à la viticulture. Il s’exprimera à l’occasion d’une rencontre avec la profession et lors d’un point presse prévu ensuite. Le ministre, qui participait le 29 janvier à la grande fête populaire de la Saint-Vincent Tournante, dédiée à la vigne et au vin, a précisé lors d’une conférence de presse les quatre axes de ce plan : « des mesures de confiance, des mesures conjoncturelles demandées par la profession, des mesures adaptées à chaque bassin et des mesures d’espoir, structurelles ».


VENDREDI 28 JANVIER 2005

Droits à paiement unique : 450 juristes soulèvent les nombreux points à clarifier

La faculté de droit rural de Poitiers et la Revue de droit rural ont organisé une conférence sur la « nouveauté juridique : les droits à paiement unique » les 27 et 28 janvier 2005. Énorme succès puisque 450 juristes et responsables d’OPA se sont inscrits. Les interventions ont beaucoup insisté sur les grandes incertitudes qui restent à lever. Le ministère de l’Agriculture a brillé par son absence, ce qui a été très mal compris. En effet, les juristes étaient en attente de précisions techniques même s’ils comprennent que tout n’est pas « calé ». Jean-Marie Gilardeau, maître de conférence à la faculté de droit à Potiers et organisateur de la conférence, a regretté cette absence. « Personne ne souhaite un espace de non droit, nous appelons de tous nos vœux la clarification. Tôt ou tard il faudra bien parler ». François Collart-Dutilleuil, professeur à la faculté de droit de Nantes, a souligné que la mise en place des DPU risque de conduire à une agriculture à deux vitesses : celle des propriétaires exploitants et celle des bailleurs exploitants.

JEUDI 27 JANVIER 2005

Les prix agricoles en baisse de 8,4 % sur 2004

Alors que les prix alimentaires à la consommation sont restés stables sur 2004, les prix des produits agricoles ont baissé, sur l’année, de 8,4 % C’est ce qu’annonce l’Insee dans sa note mensuelle sur le secteur. Les prix des produits végétaux ont diminué de 17,8 %, les légumes et fruits de 8,8 % tandis que les productions animales ont progressé de 1,8 %. En production végétale, le record de diminution concerne le blé tendre avec -35,8 %. Le maïs et les protéagineux sont également en baisse de 35 % tandis que les prix des pommes de terre diminuent de 32,5 %. Les cours des oléagineux se sont réduits de 16,4 % et les vins de table de 13 % tandis que les vins AOC ont pu contenir la baisse de prix à -5,6 %. Les prix des fruits ont diminué de 10,9 % et ceux des légumes de 8,8 %. En ce qui concerne les productions animales, les prix des porcs sont en hausse de 27,8 %, ceux des bovins de 9,6 % et ceux des ovins de 13,1 %. Le prix des poulets est en diminution de 5 % et celui du lait de vache diminue en moyenne de 2,7 %. Le record de baisse appartient aux œufs avec 44,6 % de baisse sur 2004. À noter que le prix de gros alimentaire a progressé de 0,7 % sur l’année. Les prix des produits nécessaires à la production agricole sont en hausse de 2,8 % sur l’année en moyenne.

MERCREDI 26 JANVIER 2005

Prix du lait : accord sur une baisse de 4,55 euros/1 000 litres pour le premier trimestre 2005

Dans la nuit du 25 au 26 janvier, après sept heures de négociations, les trois familles de l’interprofession laitière (FNPL, FNIL et FNCL) sont parvenues à un accord sur la recommandation nationale du prix du lait pour le premier trimestre à -4,55 euros/1 000 litres. Ce résultat résulte de la prise en compte des index PGC (produits de grande consommation) exportés et PI (produits industriels) à -0,05 euros/1 000 litres et de l’ajustement lié aux PGC sur le marché français à -4,5 euros/1 000 litres. Pour les entreprises dont le mix produit est tourné à plus de 35 % vers les PI, la flexibilité additionnelle pour le prix du lait payé aux producteurs est fixée à- 2,4 euros/1 000 litres.

MARDI 25 JANVIER 2005

Conseil agricole : la situation tendue du marché céréalier -et du sucre - évoquée à Bruxelles

Les difficultés d’écoulement de l’abondante récolte de céréales de l’an dernier ont été évoquées par plusieurs États membres lors du Conseil agricole du 24 janvier à Bruxelles. Soulignant le niveau très bas des prix du blé tendre, la France a demandé à la Commission européenne de conduire une politique active d’exportation. Un pas important dans ce sens vient s’être fait avec la décision de Bruxelles d’ouvrir prochainement une adjudication pour deux millions de tonnes de blé à partir du marché libre. Comme pour les céréales, a souligné Dominique Bussereau, le ministre français de l’Agriculture, la politique d’exportation doit être dynamisée sur le sucre, secteur où des menaces de mises à l’intervention se font entendre depuis plusieurs semaines. Alors que les offres à l’intervention dans le secteur céréalier dépassent à présent 7 millions de tonnes, l’Autriche, la France, la Hongrie, la République tchèque, la Pologne et la Slovaquie ont fait valoir l’insuffisance des capacités de stockage. La Commission s’est montrée ouverte pour répertorier les possibilités de stockage existantes dans l’Union. Mais les demandes de la Hongrie en vue d’obtenir des aides communautaires au transport n’ont guère de chances d’aboutir.



LUNDI 24 JANVIER 2005

Mise en place de restitutions à l’export de blé : l’AGPB « prend acte avec satisfaction »

La filière céréalière montre sa satisfaction que Bruxelles ait annoncé le 20 janvier, en comité de gestion céréales, l’ouverture le 2 février d’une adjudication de restitutions à l’exportation du blé tendre vers les pays tiers. Pour l’AGPB, Il s’agit d’une reconnaissance du manque de compétitivité du blé français sur les pays tiers en raison de la dépréciation du dollar par rapport à l’euro. Elle permettra la reprise de l’activité d’exportation, facilitant ainsi l’allégement de stocks qui auraient pu affecter gravement le fonctionnement du marché européen. L’AGPB en profite pour rappeler le rôle primordial des restitutions, qui vont bientôt être remises en cause : « face à des dérèglements monétaires graves, aucun pays ne peut s’interdire des mécanismes de sauvegarde dans le cadre des négociations agricoles de l’OMC. Les représentants de l’UE à ces négociations doivent le faire admettre ». Le ministère de l’Agriculture souligne que Dominique Bussereau avait formulé « une demande expresse » auprès de la Commission européenne pour l’instauration de cette adjudication.



VENDREDI 21 JANVIER

Henri de Benoist démissionne de la présidence de l’AGPB

Henri de Benoist a annoncé le 20 janvier sa volonté de quitter la présidence de l’AGPB, association générale des producteurs de blé. Âgé de 66 ans, il assurait cette fonction depuis 1986. Il conserve la présidence de l’interprofession céréalière (Intercéréales) et la présidence d’Unigrains. «Il m’a semblé nécessaire, face aux défis à venir pour l’agriculture et en particulier pour les céréaliers, de permettre à une nouvelle équipe de se mettre en place en élargissant la prise de responsabilité dans le groupe», déclare Henri de Benoist. Son successeur «légitime» devrait être Philippe Pinta, actuellement secrétaire général de l’AGPB et originaire du même département qu’Henri de Benoist : l’Aisne. Son élection à la présidence de l’AGPB va lui permettre de s’impliquer davantage dans les discussions en cours sur la fusion des trois sections spécialisées en grandes cultures de la FNSEA, à savoir l’AGPB, l’AGPM (producteurs de maïs) et la Fop (producteurs d’oléoprotéagineux), prévue en 2006.







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